Autodidacte, j’ai écrit dès l’enfance. Depuis 1994, j’ai publié romans, récits, poésie, théâtre, d'abord sous le nom de Lorette Nobécourt puis, à partir de 2016, sous ma véritable identité. J'ai quitté Paris en 2007 pour la Drôme où j'ai fondé La Voie du verbe en 2012. J'y transmets, à travers mes ateliers d'écriture, mon expérience de la littérature comme voie d'initiation et de guérison.
Plusieurs fois sélectionnés pour des prix (Prix Renaudot 2022, Prix Décembre 2019, Prix France culture/Télérama 2009), Prix Littérature Rhône-Alpes en 2012 pour Grâce leur soit rendue, certains de mes livres ont été traduits en allemand, italien et roumain. J'ai été lauréate de la Villa Médicis en 2003. Je suis mère d’une fille et d’un garçon.
Celui qui écrit sait ce qu’il en est du sang, des enfants, de la vie, du pain et des rêves. Il a traversé les forêts, s’est laissé guider par le verbe qui trace une voie dans la géographie de l’être où nous avançons toujours à tâtons. Celui qui écrit s’est enfoncé dans la profondeur des déserts où il a ramassé un à un les os du chagrin pour ranimer la vie vivante en son sein.
Celui qui écrit a cherché l’amour et entretenu son âtre, à la manière d’un feu magique pour se protéger des fantômes du passé. Il est plein de courage comme le sont tous ceux qui ont la force de se montrer tremblants et vulnérables. Il a soigné en lui l’enfant-aux-cheveux-blancs, cette part d’éternel en chacun qui se souvient de tout. Il sait ce qu’il en est d’écrire – cette humble tâche : que c’est dur et beau. Beau et dur. Il est blessé, mais également vaillant car il a découvert que la poésie, le corps, la psyché, la beauté, la pleine santé, la spiritualité, la science ne sont pas des univers séparés. Bien au contraire : ils sont intrinsèquement liés !
Laurence Nobécourt